
THE STRANGE BOYS. And girls
club. In the red.
Si le « Exile on main streets » des Stones devait avoir un héritier, l'album de The Strange Boys pourrait alors
figurer sur la short-list des prétendants sans souffrir de contestations. Les Américains ont sorti un disque presque essentiel, à classer déjà parmi les références de l'année et certainement des
prochaines décennies. Au rock blues-rock stonien fort en gueule, les Texans ont aussi la bonne idée de mêler multiples influences avec lesquelles ils ont grandi. Même si « And girls club » reste avant tout porté par les 60's, quelque part entre rock-garage et pop-Velvet mi-cradingue mi-psychée, avec le Sud de l'Amérique country-folk en
toile de fond, ce disque sonne moderne, surfin'shoegaze à donner des rides aux Vivian Girls, et sied parfaitement à son époque quand bien même on songe à
plein de vieux trucs en l'écoutant. The Strange Boys n'a évidemment pas révolutionné le rock mais lui a au moins rendu son aspect sale et vicieux, à la manière des défunts Make-Up de Ian Svenonius, derniers représentants dignes d'un rock rebelle jusqu'à l'arrivée de cette bande de péquenots sans
manière.