THE THERMALS. Now we can see.Kill
Rock Stars.
Moins cinglants que sur leurs précédentes productions, le trio de Portland garde toujours son coté Pistolien rebelle en trois accords de la mort (When we were
alive). Si ce nouvel album, le quatrième depuis 2003, paraît plus présentable pour le grand public, The Thermals n'a pas perdu de sa fougue ni son énergie. Les ex-pensionnaires du
mythique label Sub Pop ont juste appris à contrôler leurs velléités de destruction massive pour des morceaux plus catchy voir emo-pop (Now we can see,
You dissolve, When I died) toujours emprunts d'un état d'esprit punk qui suivrait désormais les codes et les
conventions. Les Thermals ont appris à gérer l'allure et les distances, et même s'ils dépassent toujours la ligne blanche, le turbo trio ne prend plus de risques trop aventureux, évitant ainsi de
se prendre le mur. Cet album est néanmoins du béton et semble bien armé pour prétendre à une quelconque consécration. Ce serait tellement mérité. Avis purement subjectif et dénué de tout sens
critique j'en conviens, mais l'amour rend aveugle comme on dit.
Pillar of salt from THE BODY THE BLOOD THE MACHINE (2006)