

GAMEBOY PHYSICAL DESTRUCTION. Analogic guerilla. Flying Oyster Digital Industries.
Bérus et LV88 en version digitale. Quoique
les premiers morceaux d'Atari Teenage Riot ne soient pas loin non plus dans l'esprit ravagé du bocal. Gameboy Physical Destruction n'est ni plus ni moins que
du punk... gameboy. Un rien désuet sur les bords, carrément primaire, sale et méchant, monté de bric et de broc avec un vieux Yamaha tout pourri. Il ressort un truc tout perrave de ce machin où
on sombre aussi parfois dans le dark-gothic (just a fucking slut dog). Une vraie escroquerie du rock'n'roll ! Parodie de Sigue Sigue Sputnik ruraux !
Rien et tout ça à la fois. Gameboy c'est surtout pour la déconne, une sorte de défouloir contre la frustration. Du do it yourself à la va comme j'te peux mais au moins on le fait. Rien à prendre
au sérieux là-dedans, juste une putain d'envie de crier très fort j'emmerde la société et boire des bières au goulot. On fait pas avancer grand chose mais ça tue le temps. FUCK !
La Vapeur. Dijon.
4/12/2009.
Concert sold-out pour la venue de Wax Tailor que l'on sent heureux de passer par Dijon pendant sa tournée, et donne un plaisir maximum au public local, ravi
de sa soirée agrémentée de quelques surprises bienvenues avec la présence d'invités comme Charlotte Savary et le MC américain Mattic. Une soirée placée d'ailleurs sous le signe du hip-hop et ses satellites musicaux. Des plages trip-hop bristoliennes, aériennes et atmosphériques, rendues superbes
par la voix suave de Charlotte Savary. Du rap limite gangsta fortifié par un MC qui pète le feu, harangue les premiers rangs et se met dans la poche une bonne
partie de la foule. Wax Tailor et son crew trouvent le bon flow, donnent dans le tempo et groovent le rythme tout au long du show, habillé par un habillage vidéo et scénique à l'aspect très
urbain. Wax Taylor nous plonge ainsi dans les quartiers sombres des grandes villes américaines, à la rencontre du funk, du hip-hop, de la musique urbaine, et émerge en Angleterre, pas loin de
Bristol chez les Massive Attack. Wax Tailor agit en quelque sorte en serviteur de la black-music à la mode européenne. Que le public a adoré. Une histoire d'amour entre Dijon et Wax Tailor vient
de naitre.
DANI LLAMAS. Speaking thru the others. (rockmyassrecords)
Officiant au sein de GAS Drummers ! Dani Llamas tente l'aventure en solo avec des
chansons intimes et mélancoliques qui baignent dans un univers pop-folk du meilleur effet. Et ce premier album, pour ne rien vous cacher, en appelle d'autres par la magie qu'il opère. Bien
entouré par ses amis dont le génial Ken Stringfellow (R.E.M, Posies, Big Star...), Dani Llamas révèle de grandes qualités
de songwriter désenchanté avec des morceaux d'une sincérité crue. L'homme apparaît pudique et réservé mais se dévoile peu à peu à mesure que les titres, parfois presque trop timides, s'enchaînent
avec une fausse nonchalance alors que l'homme se montre chaleureux et honnête. Avec lui-même et les autres. L'homme a de l'amour à partager et beaucoup de simplicité à donner. Suffit juste de
l'entendre pour s'en rendre compte. Un album plein de bons sentiments pas loin d'être la révélation pop-folk indé de l'année.
http://www.myspace.com/danillamas
ATOMIC GARDEN. Little stories about potential events. (rockmyassrecords)
Serait-ce le retour de Samian ou, plus proche de
chez nous, Deadpopclub a t-il customisé son jeu pour devenir une machine infernale ? Artwork superbe, production à l'Américaine, Atomic Garden a pris de l'ampleur et des vitamines pour la réalisation de cet album énorme et monstrueusement efficace. Le trio clermontois a musclé ses pectoraux et
travaillé le riff assassin, signant par là une oeuvre gigantesque de power-pop boostée au nucléaire. Atomic Garden n'a jamais aussi bien porté son nom qu'aujourd'hui. Après eux le déluge, et les
conséquences des bombes qu'ils viennent de lâcher sur cet opus au caractère explosif. Pas une seconde de répit, ni le temps d'aller se terrer dans les abris anti-atomiques, le power-trio frenchy
a déclaré la guerre-éclair. Le Blitzkrieg qui fait la nique à l'Oncle Sam. C'est pas une révolution mais la confirmation d'un groupe aux instincts terroristes et vengeurs. Atomic Garden a fait un
grand boum dans le mille.
http://www.myspace.com/atomicgarden
Dix-neuf auteurs français rendent hommage à l'album "London Calling" des CLASH en écrivant chacun une nouvelle
inspirée par l'une des dix-neuf chansons du disque. Chaque nouvelle est
précédée d'une illustration tirée d'une bande dessinée de S. Clerc sur les Clash parue en 1980 dans Métal hurlant.
Editeur : Buchet Chastel
Publication : 1/10/2009
GHINZU + SOLDOUT
La Vapeur.
Dijon. 16/11/2009.
GHINZU
La Belgique à l'honneur à La Vapeur, pleine comme un oeuf, pour la venue de Ghinzu et des prometteurs Soldout qui ouvrent le bal avec samples et synthés. Le duo bruxellois révélé par son superbe album « Cuts » sorti l'an passé pratique le bidouillage urbain à quatre mains. Accompagné d'un gros son très efficace, Soldout aime triturer les machines, mélange rythmes primaires et basiques (sorte d'electro-clash punky disco) et remet au goût du jour l'esprit electronic body music né
dans leur pays à la fin des 80's. Un cocktail aux effets immédiats bien digéré par une foule en transe dès la montée sur scène de Ghinzu. Emmené par un John
Stargasm bien allumé à la bière, les yeux vitreux cachés derrière des lunettes noires comme à l'accoutumée, le combo belge a déjà gagné à l'avance. Malgré un son médiocre qui ne valorise
pas les compositions du groupe, Ghinzu a droit aux honneurs du ban bourguignon qui donne des idées à Stargasm pour faire un show rock'n'roll. Désinhibé par l'alcool, la star c'est lui, ridiculisant au passage un jeune fan monté sur scène promettant un strip-tease qui ne viendra jamais. Tentative avortée sur
laquelle Ghinzu enchaînera avec un homérique « Twist and shout ». Rien que pour ça, la soirée valait d'être
vécue. (photos: spartak).
SOLDOUT
FLYING DONUTS. Until the morning comes. (Kicking records).
Le rock, ils sont tombés dedans quand ils étaient petits. Ils l'ont épousé pour la vie.
Sans compromis ni concession. Les Flying Donuts étaient fait pour ça et lui rendent cent fois plus que ce qu'il leur donne. Et plus les albums passent, plus
les Donuts prennent de la bouteille et épaississent leur production. Le trio natif des Vosges, devenu incontournable au sein de la scène indépendante française, est passé de jeune espoir de la
tendance power-pop en une véritable machine à guitares infernales qui, pour un peu, ferait friser la moustache à Lemmy Kilmister. Ce dernier album en est la
confirmation. Le power trio s'est terriblement dévergondé et a haussé son volume de jeu. Plus fort, toujours et encore. Le rock se vit à énergie maximale et doit refiler la fièvre. Les Flying
Donuts n'ont plus d'aspirine depuis belle lurette et ça s'entend dès les premiers accords de leur nouvel opus à ranger pas très loin des vieilleries hardos et des bracelets cloutés. C'est du
brutal dirait l'autre, mais peut-être pas encore assez pour pour un groupe qui cherchera toujours à monter le son. Même plus que de raison. On est rock ou pas.
www.myspace.com/flyingdonuts
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