Dimanche 22 novembre 2009
Dix-neuf auteurs français rendent hommage à l'album "London Calling" des CLASH en écrivant chacun une nouvelle
inspirée par l'une des dix-neuf chansons du disque. Chaque nouvelle est
précédée d'une illustration tirée d'une bande dessinée de S. Clerc sur les Clash parue en 1980 dans Métal hurlant.
Editeur : Buchet Chastel
Publication : 1/10/2009
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GHINZU + SOLDOUT
La Vapeur.
Dijon. 16/11/2009.
GHINZU
La Belgique à l'honneur à La Vapeur, pleine comme un oeuf, pour la venue de Ghinzu et des prometteurs Soldout qui ouvrent le bal avec samples et synthés. Le duo bruxellois révélé par son superbe album « Cuts » sorti l'an passé pratique le bidouillage urbain à quatre mains. Accompagné d'un gros son très efficace, Soldout aime triturer les machines, mélange rythmes primaires et basiques (sorte d'electro-clash punky disco) et remet au goût du jour l'esprit electronic body music né
dans leur pays à la fin des 80's. Un cocktail aux effets immédiats bien digéré par une foule en transe dès la montée sur scène de Ghinzu. Emmené par un John
Stargasm bien allumé à la bière, les yeux vitreux cachés derrière des lunettes noires comme à l'accoutumée, le combo belge a déjà gagné à l'avance. Malgré un son médiocre qui ne valorise
pas les compositions du groupe, Ghinzu a droit aux honneurs du ban bourguignon qui donne des idées à Stargasm pour faire un show rock'n'roll. Désinhibé par l'alcool, la star c'est lui, ridiculisant au passage un jeune fan monté sur scène promettant un strip-tease qui ne viendra jamais. Tentative avortée sur
laquelle Ghinzu enchaînera avec un homérique « Twist and shout ». Rien que pour ça, la soirée valait d'être
vécue. (photos: spartak).
SOLDOUT
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Mercredi 18 novembre 2009
Tiré du roman de David Peace (chroniqué dans ce blog) et basé sur la véritable histoire de Brian Clough, THE DAMNED UNITED retrace le parcours chaotique de
ce dernier lors de son passage éphémère à Leeds United où dirigeants et joueurs ne l'épargneront à aucun moment. Faut dire que le mec avait de la gueule, trop grande peut-être, et des bollocks bien
gonflées. Un véritable phénomène du foot anglais bien rock'n'roll dans l'esprit. Et de l'esprit, Brian Clough n'en manquait évidemment pas. RIP forever.
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FLYING DONUTS. Until the morning comes. (Kicking records).
Le rock, ils sont tombés dedans quand ils étaient petits. Ils l'ont épousé pour la vie.
Sans compromis ni concession. Les Flying Donuts étaient fait pour ça et lui rendent cent fois plus que ce qu'il leur donne. Et plus les albums passent, plus
les Donuts prennent de la bouteille et épaississent leur production. Le trio natif des Vosges, devenu incontournable au sein de la scène indépendante française, est passé de jeune espoir de la
tendance power-pop en une véritable machine à guitares infernales qui, pour un peu, ferait friser la moustache à Lemmy Kilmister. Ce dernier album en est la
confirmation. Le power trio s'est terriblement dévergondé et a haussé son volume de jeu. Plus fort, toujours et encore. Le rock se vit à énergie maximale et doit refiler la fièvre. Les Flying
Donuts n'ont plus d'aspirine depuis belle lurette et ça s'entend dès les premiers accords de leur nouvel opus à ranger pas très loin des vieilleries hardos et des bracelets cloutés. C'est du
brutal dirait l'autre, mais peut-être pas encore assez pour pour un groupe qui cherchera toujours à monter le son. Même plus que de raison. On est rock ou pas.
www.myspace.com/flyingdonuts
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TEENAGE RENEGADE. Is there life after high school
? (Kicking records).
Groupe influencé par la culture populaire US (comics, films de série Z...), Teenage Renegade est un duo mixte franco-américain monté par un pilier de la scène indépendante hexagonale, Nasty Samy en personne,
dont je regrette encore aujourd'hui la séparation des géniaux Second Rate. Depuis le gaillard a fait du chemin et des kilomètres dans le van avec ses nombreux
groupes (Hawaii Samurai, Lost Cowboy Heroes, The Last Brigade...) et vient donc de fonder un énième projet en compagnie d'une jolie demoiselle au look cheerleader. Pas de révolution majeure dans
l'esprit du mauvais élève du rock alternatif français. Teenage Renegade balance du punk-rock mélodique sauce power-pop joué avec classe et détermination. La sueur dégoulinant sur les tempes et la
guitare révoltée, le duo assène du rock'n'roll pour les cancres assis au fond de la classe. Sans innover mais avec une sincérité extrême. Parce ce mec est un jusqu'au-boutiste affirmé et que le
rock lui colle au perfecto.
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PHANTOGRAM + PILÖT
Deep Inside.
Dijon. 11/11/2009
PHANTOGRAM
Un mix d'electro, de samples et de guitares pop-rock. Phantogram pratique une musique cool et sexy comme sa chanteuse, sorte de trip-hop catchy qui peut
rappeler, de loin, les groupes de Bristol, mais avec une touche bien particulière, presque indéfinissable. Peut-être à cause du charme et la plastique de Sarah
Barthel, les rythmes pop de Josh Cartel ou encore la passion du duo américain pour les mélodies de Serge
Gainsbourg que le groupe cite volontiers comme une référence majeure. Phantogram donne du plaisir autant qu'il en prend à partager ses morceaux mélancoliques et brumeux comme un matin
d'automne, plus accueillants tout de même que le souffle asthmatique de Portishead ou les râles caverneux de Tricky au contraire des délurés Pilöt. A se demander qui tient les
commandes de ce groupe au profil noisy mais bien plus complexe à définir au risque de tomber dans la caricature grossière. Pilöt est d'abord une tribu de joyeux épileptiques adeptes des morceaux
destructurés, une bande de marginaux hallucinés qui ne demandent surtout pas à être compris. C'est de là qu'ils puisent leur originalité. Ne vouloir ressembler à rien ni personne,
peut-être un petit air d' Axelle Red possédée pour la chanteuse. Cest tout pour les comparaisons, car voilà bien ici un groupe hors-normes et surprenant, capable de passer aux
pires crises de folie qu'aux angoisses syncopées. Mais seulement simulées... (photos: spartak)
PILÖT
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PLACEBO
Zénith. Dijon.
21/10/2009
Pas de photos, interdit par la production à moins d'avoir une vraie carte de presse et d'écrire dans le quotidien
local. Négociations avec la sécurité en vain, ensuite avec des membres de l'organisation qui m'affirment n'y être pour rien dans l'histoire. Refus total. Déjà ça, ça met en rogne. Bref
passons, mais pour faire un live-report, c'est pas génial. Mais ce spectacle méritait-il les flashes ? Si c'est pour faire plaisir à ses fans et quelques groupies spécialement maquillées pour
l'occasion, Placebo a rempli son contrat. Bonjour et au revoir, à la prochaine, ceux qui nous aiment suivront quelques dates de la tournée. Entre les
changements de guitare après quasiment chaque morceau et les poses de convenance, la bande à Molko ne réussit pas à trouver le bon régime pour mettre
réellement la salle en transe. Les fans seront bien sûr convaincus, mais le visiteur du soir reste beaucoup sur sa faim. Placebo serait-il désormais un groupe surfait, une sorte de U2 à l'échelle 1/43ème ? C'est la question qui me taraude depuis cette soirée ratée à tout point de vue. Puis boire des bières à 3,50€ vous prenez le temps de les
apprécier. Dommage que le groupe sur scène ne m'a pas enivré un peu plus. C'était peut-être trop leur demander ce soir-là...
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www.magma-magazine.fr
Chroniques.
KAP BAMBINO. "Blacklist".
THE HEAVY. "The house that dirt built".
APE SCHOOL. "Ape school".
SOMA. "s/t".
THOTHO & Dr LARRY (Feat. Le Hasard).
"1+1=3"
Les histoires de Toto, on connaît tous sauf la dernière en date. Celle-ci consiste en un projet conceptuel autour
des mots, la tchatche et les textes de Dr Larry mis en musique par Thotho, dans une sorte d'exercice d'improvisation presque total (chacun cachant son travail à l'autre) le tout en un mois. Voilà
pour résumer l'histoire de cet album ultra créatif bâti autour du jeu et des contraintes imposés par nos joyeux lascars. Thotho et Dr Larry s'en remettent totalement au hasard pour une loterie
gagnante. Les textes du rappeur-slameur Dr Larry ont été écrits dans divers lieux sortant de l'ordinaire d'une chambre, tel un poète de la rue qu'on ne souhaite pas maudit, sur lesquels Thotho y
inclus des sons réels de matériel electro-ménager, d'animal domestique en rut et bien d'autres surprises. Une manière de réinventer le hip-hop sans tomber dans la caricature. Thotho et Dr Larry
ne sombrent pas non plus sous le poids de ce pari ambitieux et atypique. Les deux compères ont de la bouteille et ça se sent. Le résultat de l'addition ne correspond pas à une mauvaise blague
éculée qui figure la tête à Toto, mais plutôt à une équation sur laquelle beaucoup de spécialistes risquent de s'arracher les cheveux à plancher dessus.
www.myspace.com/thotholarryhasard
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SHANNON WRIGHT
La Vapeur. Dijon. 16/10/2009
Le teint blafard caché sous sa longue chevelure rousse, qu'elle soit à la guitare ou au
piano, Shannon Wright émeut et capte l'assistance par une présence scénique charismatique. Le petit brin de femme au visage poupon, discrète comme la carrière
qu'elle mène en solo depuis une dizaine d'années, joue sur les émotions, surfant entre plages atmosphériques et morceaux plus fougueux. Le résultat est plutôt poignant comme la plupart des
prestations de cette écorchée vive qui opère sans filet, toujours sur le fil du rasoir, à la manière d'une PJ Harvey à qui on la compare très souvent.
Comparaison par ailleurs justifiée au vu du réel talent de la songwriteuse américaine, capable de tenir en haleine un public bouche bée et respectueux devant la performance de Shannon Wright et son groupe, qui alterne les changements d'humeur et différentes phases de la dépression. Le comble de l'émotion pointant lorsqu'elle se retrouve
derrière son piano, seule, à hurler son mal-être et sa rage intérieure. C'est dans ces rares moments qu'on se dit que la musique est belle à écouter... et à voir aussi.
(photos: spartak)
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Chroniques.
SHRINK ORCHESTRA. "My own enemy".
MANIACX. "Crazy sounds with the aliens".
ARCTIC MONKEYS. 'Humbug".
WAX TAYLOR. "In the mood for life".
www.magma-magazine.fr
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